Ecole de Bobomondi

Oncle Miampo L'école de La Brique se trouve à l'est du Burkina, en pleine brousse. C'est une merveilleuse histoire que celle de cette école. A l'origine on trouve comme souvent la sagesse d'une personne. Dans ce cas il s'agit de l'oncle maternel de Paul Miampo. Cet homme n'a pas toujours été favorable à la scolarisation des enfants, mais lorsqu'il a revu son neveu il y a quelque années, marié à une étrangère, instruit, ayant une bonne situation, il a radicalement changé d'opinion. Paul a été touché d'entendre son oncle dire "Tout ce qui manque ici, c'est une école". Aujourd'hui l'école est là, avec trois instituteurs, env. 130 élèves, et un avenir qui se dessine pour tous ces jeunes.






Un moulin à Bobomondi (Association "Pour un Autre Monde" )

Les populations locales de Bobomondi sont à nouveau comblées : elles viennent de bénéficier d’un moulin à grains ! Ce don leur a été généreusement octroyé par l’Association «Pour un Autre Monde» et remis par Monsieur Patrick ESTNER. L’annonce de la nouvelle a été accueillie avec exultation et joie. Que l’arrivée d’un nouveau moulin à grains dans le village suffise à susciter une telle joie chez toutes les à la fois, un étranger, même le plus averti, ne pouvait le comprendre. Pour comprendre ce sentiment de joie partagé par toutes les de la communauté, il faut rentrer dans la réalité que qu’elles vivent au quotidien. En effet, en plus du symbole, ce don a une importance particulière eu égard à l’impact qu’il aura sur la condition des à Bobomondi.

Bobomondi un petit village d’un millier d’habitants, situé à l’Est du Burkina, à plus de cinq cents kilomètres de la capitale. L’organisation sociale y est encore traditionnelle et pas toujours favorable aux . L’aspect le plus flagrant de cette organisation sociale est la division sexuelle du travail.
Il est plus aisé de définir les tâches de l’homme que celles de la femme : en effet, en dehors des grandes activités de production, telles que les travaux champêtres, l’élevage ou, dans une moindre mesure, la chasse – activités auxquelles la femme apporte du reste aussi une précieuse contribution – presque tout le reste échoit à la femme. Autrement dit, sur les douze mois de l’année, la femme n’a pratiquement pas de période de repos.
Pour faire face à l’ampleur des activités, toutes les forces disponibles sont généralement mises à contribution, chacun exécutant une tâche correspondant à son âge ou à ses capacités physiques. Dans la division traditionnelle du travail, il n’y a pas d’enfants, il n’y a que des hommes et des . Mais au nom de l’apprentissage social, on prétend qu’il n’y a pas d’âge pour se mettre au travail. En réalité, l’apprentissage social est un prétexte, car il y a un important besoin de main-d’œuvre, surtout pour les , qui doivent faire face à une multitude de tâches ; les plus heureux sont donc les ménages qui comptent des filles en leur sein.
Aujourd’hui, cet aspect de l’organisation sociale traditionnelle n’offre pas les conditions idéales à Bobomondi pour faire face aux divers impératifs du développement, dont notamment l’éducation des filles. L’âge scolaire est aussi l’âge où celles-ci constituent une main d’œuvre précieuse pour leur mère : puiser l’eau, piler et écraser le mil, cuisiner, faire la vaisselle et la lessive, sont quelques-unes des tâches qui leur sont systématiquement dévolues. Finalement, même dans le cas où une fille a le privilège d’aller à l’école, elle est toujours trop fatiguée pour apprendre ses leçons.
Cette dureté de leur condition, les de Bobomondi l’avaient acceptée par résignation ou par éducation uniquement. C’est pourquoi l’installation d’un moulin a été reçue comme le début d’une délivrance, surtout après qu’on leur ait expliqué tout ce qu’elles peuvent en espérer.
Ce don comporte au minimum un triple bénéfice pour la population de Bobomondi, et en particulier pour la frange vulnérable constituée des et des jeunes filles. Dans un premier temps, il soulagera l’activité domestique des . Ce faisant, il contribuera sans nul doute à préserver leur santé. Dans un second temps, cette économie de temps et de fatigue permettra d’améliorer les conditions d’étude des jeunes filles. Dans un troisième temps enfin, il contribuera à renforcer les capacités économiques de l’école de Bobomondi. Le moulin sera en effet également géré dans une optique de rentabilisation.
Autour de lui sera mis sur pied un comité de gestion qui, en fonction des réalités locales, va déterminer des tarifs de contribution. Du coup, à partir du seul moulin, les de Bobomondi pourront générer des revenus qui vont non seulement servir à l’entretien de leur joyau, mais qui pourront également être réinvestis dans d’autres activités d’autofinancement.
Avec ce don, c’est toute une panoplie de perspectives qui s’ouvrent pour les de Bobomondi. C’est pourquoi elles remercient du fond du cœur l’Association « Pour un Autre Monde» et adressent, pour cette nouvelle année, leurs vœux de prospérité et de longévité aux membres de cette structure.
La Brique se joint quant à elle aux de Bobomondi pour louer la noblesse du geste et la générosité de l’Association «Pour un Autre Monde». Nous remercions chaleureusement M. ESTNER et les siens pour avoir permis que soit satisfaite une vieille doléance dans ce Bobomondi qui ne compte vraiment que sur ses fils pour son développement.
Nous souhaitons que vous ayez davantage de moyens dans vos élans de solidarité et surtout, que celle-ci devienne épidémique ! – tel est le vœu que la Brique formule à votre endroit pour cette année 2006 !

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Autres projets de l’Association «Pour un Autre Monde» en faveur de la Brique Burkina :
1. En mars 2006, une formation aux techniques agro-écologiques sera offerte à trois enseignants de Bobomondi, au Centre Ecologique Albert Schweitzer de Ouagadougou.
2. Cette formation donnera suite à un jardin pédagogique à l’école de Bobomondi – nous sommes en effet persuadés que le Burkina de demain dépend de l’éducation et de l’instruction que nous donnons aux enfants d’aujourd’hui.
3. Une bibliothèque scolaire devrait être créée, qui servira en même temps une salle de lecture (projet à chiffrer).
4. Enfin, une banque de céréale en faveur du village de Bobomondi pourrait voir le jour.


Formation des enseignants de l’école de Bobomondi sur la tenue de classes multigrades (CMG)

Depuis la rentrée 2005 – 2006, nous sommes trois enseignants à tenir trois classes de cinq niveaux. Pour cela, une formation à la tenue des classes multigrades nous était indispensable.
A cet effet, du 13 au 17 décembre 2005 la Brique a fait organiser à notre intention la formation sur la méthodologie des classes multigrades. Tous les trois, nous avons pris part à cette formation qui était dirigée par deux inspecteurs et un conseiller pédagogique de l’enseignement primaire de la Direction de la Recherche et du Développement Pédagogique (DRDP).
La formation a été faite sur cinq jours et était scindée en deux phases :
La première phase : (du 13 au 14.12. 05) s’est déroulée à Tanghin Dassouri, dans une école expérimentale. Les points suivants ont été traités :
- Observations des classes
- Organisation spéciale des classes
- Organisation des élèves
- Suivie pratique du déroulement des activités de classe
- Echanges avec les maîtres de la dite école.
La seconde partie, purement théorique, s’est tenue du 15 au 17.12.05 à Ouagadougou au sein de la Direction de la Recherche et du Développement Pédagogique et abordait les thèmes suivants :
- Historique des innovations pédagogiques
- Organisation matérielle, spatiale et temporelle.
- La préparation de la classe
- Les techniques de classe et les méthodologies de lecture au CP dans les CMG.
Une évaluation sur les thèmes abordés a mis fin à la dite formation qui, d’une part, a répondu à nos attentes et, d’autre part, nous a permis de toucher du doigt les réalités de l’enseignement sur les classes multigrades. En outre, il faut souligner que les formateurs nous ont tenus dans une atmosphère de cordialité.
Cette formation est au atout pour l’école de Bobomondi, pour les enseignants et pour l’ONG la Brique toute entière.
Un grand merci à tous ceux qui ont permis que cette formation soit possible.
Mr Nayaga K. Antoine, Directeur de l’école de Bobomondi

Des tables-bancs pour l'école !

Ecole L’école primaire de Bobomondi, réalisée en 2001 dans ce petit village d’un millier d’habitants situé à l’Est du Burkina, a enfin reçu les tables bancs qui lui faisaient cruellement défaut. Une cinquantaine de tables bancs qui représentent bien plus qu’un simple don, pour qui connaissait les conditions qui prévalaient jusqu’alors dans cette école.

Cent trente enfants répartis en trois classes, croupissant sur des bancs de fortune, voire sur des butes construites à même le sol ; un instituteur perché sur une chaire qui n’a de réalité que le symbole : tel était le panorama des conditions de travail et d’étude qui sévissaient à l’école de Bobomondi. Pourtant, malgré cette hostilité, l’école a fonctionné avec des résultats plus que satisfaisants, du moins au niveau de son contenu. Elle s’est même payé le luxe de d’accroître chaque année ses objectifs et de figurer parmi les meilleures performances régionales. À croire que dans cette école, tout se faisait avec le cœur !

Depuis le début, nous étions conscients de cette situation matérielle problématique, qui du reste, faisait partie de notre défi de venir en aide aux enfants de cette localité défavorisée. Pendant quatre ans, nous ne nous sommes pas lassés de chercher une solution. C’est désormais chose faite : à la rentrée scolaire 2005-2006, l’école a réceptionné une cinquantaine de tables bancs qui ont suffit à compléter l’équipement des trois salles de classes. En définitive, ces tables bancs vont servir à 160 élèves, car le système du multigrade aidant, l’école, avec ses trois salles de classes, assure cinq niveaux. C’est dire combien ce don a été vital ! C’est donc tout naturellement le lieu de rendre un hommage mérité à l’Eglise Evangélique Réformée de Poschiavo. Aucun mot ne saurait convenir ou suffire à dire MERCI pour un tel don ! La Brique leur dédie les visages irradiés de joie de ces enfants lorsqu’ils ont vu arriver le camion qui leur apportait leurs tables bancs ! Par le biais, et même bien au-delà de cette aide apportée à l’école, toute La Brique se sent à nouveau revigorée et prête pour aller vers d’autres défis : une raison de plus pour dire un immense MERCI à Poschiavo!



Travailleurs 24.09.01 4 vacanciers ont mis la main à la pâte en septembre 2001... Chantier ...avec une équipe du village et de la capitale... Fondations ... pour creuser les fondations de l'école...



Chantier .. ainsi qu'un hangar provisoire. Eleves Les premiers élèves... Eleves ...et toutes les classes en juin 2002!



Clés Le jour de la remise des clés, décembre 2002 Les briques Fabrication des briques, août 2002 Ecole Le hangar, en août 2002



Sanor Chantier en octobre 2002 Chantier Chantier en octobre 2002 Chantier Les toilettes



Chantier Novembre 2002, avant la peinture Maison Une maison d'instituteur Tables Transport des tables



Classe Classe provisoire...