Nouvelles de juillet 2004

remarque : les infos concernant uniquement la famille Miampo se trouvent à la page Miampo-info
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Spécial témoignages

Ces derniers mois, notre ONG a positivement évolué quant à son image. C'est pour cela que nous avons voulu dans ce numéro vous partager, en marge des informations ordinaires, quelques témoignages spontanément émis par des personnes plus ou moins proche de La Brique.

Raïssa et Anaëlle

Les nouvelles en bref

Ce qu’il faut savoir, c’est essentiellement qu’a SANOR, il y a maintenant 20 enfants, et que tous se portent bien. Ceci dit, les enfants ont beaucoup souffert de la chaleur caniculaire de ces derniers jours. Hormis Louise (l’enfant qui avait été hospitalisé en septembre 03), ils ont tous perdu quelques grammes. Nous avons également pu accueillir une stagiaire française, Raïssa, qui vient d’y arriver pour 3 mois.
Panneaux solaires à Sanor

Panneaux solaires

SANOR est désormais éclairé, car nous avons acquis des panneaux solaires.

Ecole

A l'école Bobomondi, ce sont les grandes vacances et nous sommes déjà préoccupés pour la rentrée prochaine : sauf une bonne surprise, il n’y aura pas assez de salles de classe pour nos chers écoliers. De plus nous déplorons le manque de logements pour nos enseignants.

Sanor FC

Sanor FC

SANOR FC qui, malgré son élimination un peu arbitraire de la coupe du Faso, aligne match sur match. En fait, cette équipe de la Brique qui compte désormais une centaine de pensionnaires se porte très bien.

Sujets de reconnaissance

  • tous nos enfants se portent bien.
  • nous avons eu de l’argent pour éclairer l’école de Bobomondi
    ce qui nous a permis d’éclairer au passage SANOR.
  • l’année scolaire s’est déroulée parfaitement à Bobomondi et
  • la Brique se porte bien.

Moumouni

A porter dans vos prières

ll y a la question financière dans sa globalité. La santé des enfants et la sagesse pour toute l’équipe pour mener à bien notre mission ; mission si délicate dans un pays bien précaire. Il faut prier aussi pour tout ce que nous mettons sur pied pour notre autofinancement. Vous aurez plus de détails à ce sujet dans la prochaine lettre de nouvelles.

La lettre du président

: Les jumeaux Hassan et Fousseni dans leur concession (enfants à domicile) Il y a tellement de choses à dire… Mais malgré toutes ces années que j’ai déjà consacrées à La Brique, c’est ces trois semaines passées à Ouagadougou qui m’ont le plus marqué, et plus particulièrement la visite de l’école de brousse de Bobomondi.

Tout d’abord le Burkina est un beau pays. La région de Bobomondi que j’ai eu la chance de visiter est beaucoup plus verdoyante que je ne me l’imaginais. Je vais vous parler de ce périple que nous avons fait pour aller voir l’école de brousse. Je dis périple, parce que 500 km (dont 100 de piste) avec une Peugeot déglinguée, c’est davantage qu’un voyage. Bobomondi, c’est avant tout une école. C’est du moins la seule chose que l’on voit en arrivant. En regardant un peu plus loin on peut voir des petits toits de cases rondes, et c’est le village. Des petites cases rondes par-ci et par-là. J’avais vraiment l’impression que les gens vivent encore au Moyen-Âge là-bas. Je me demandais si je me trouvais dans un film, dans un rêve. Pas de véhicule, pas de route, pas de machine agricole, pas de bâtiment, rien. Et puis là, au milieu de nulle part une école en murs, en béton. Mais que fait cette école ? Et c’est pourtant une centaine d’enfants qui sont là. J’essaie maintenant de m’imaginer l’avenir qui se dessine pour eux.

Vont-ils rejoindre la capitale ? Vont-ils rester toute leur vie dans la brousse. Je trouve génial simplement qu’ils puissent avoir le choix. Au Burkina ceux qui n’ont pas fait de scolarité (70 ? 80%) n’ont pas de choix autre que survivre. Mais en même temps je me dis que s’ils peuvent venir à la capitale, et bien, que trouveront-ils ? Dans cette brousse il n’y a pas de délinquance, pas de corruption, de pollution, et les gens ont l’air finalement heureux. Bobomondi c’est vraiment un mélange de sentiments tout à fait bizarre, une région de la Terre qui vit encore vraiment à l’écart de tout. Est-ce vraiment nécessaire de vouloir sortir ces enfants de cet endroit paradisiaque ? Il m’est venu beaucoup de question, et peu de réponse. Mais donner la possibilité à des enfants de pouvoir choisir plus tard, cela me semble l’essentiel. Certains resteront au village, oui, mais d’autres pourront peut-être parcourir le monde. J’en connais même un qui est devenu directeur d’une ONG…
Michel Karlen