Nouvelles de Septembre 2006

remarque : les infos concernant uniquement la famille Miampo se trouvent à la page Miampo-info
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Editorial

SEPTEMBRE L'éducation : une priorité pour La Brique.

La Brique va ouvrir un cybercafé

Eigsiens sans frontière, une association humanitaire de La Rochelle (France), a offert du matériel informatique. Elle a également fait don d’une somme d’argent, qui va rendre possible l’ouverture d’un cybercafé. Deux étudiants, Christophe Emery et Sandra Ripeau, sont actuellement à Ouagadougou pour installer les ordinateurs. Outre la perspective d’un autofinancement, cet outil offre une possibilité d’initier les écoliers et les jeunes soutenus par La Brique aux nouvelles technologies

Formation continue pour le personnel de Sanor

Les nourrices de Sanor ont bénéficié d’une formation dispensée par Fabienne Hofer, éducatrice spécialisée. Différents thèmes ont été abordés, tels que le développement sensoriel et perceptif, la motricité, le langage, etc. La Brique souhaite ici rendre un hommage appuyé à Fabienne pour le travail qu’elle a fourni. Le personnel, avec qui elle a eu d’excellents rapports, se joint au directeur de l’ONG pour lui souhaiter un très bon retour dans sa Suisse natale. Découvrez le témoignage de Fabienne Hofer sur le site de La Brique Fabienne Hofer nous raconte...

Du neuf à Bobomondi

Brigitte Belem La Brique a fait construire trois logements pour les professeurs de Bobomondi. L’association française Pour un autre monde, qui collabore avec La Brique depuis juillet 2005, en a financé un quatrième pour accueillir son directeur, Patrick Estner. Enseignant à Saverne (Alsace), ce dernier a mis en place un vaste projet visant à l’amélioration des conditions éducatives, sanitaires et économiques de Bobomondi. C’est dans ce cadre qu’il rejoint aujourd’hui les professeurs du village pour un semestre. Un de ses buts est de sensibiliser les enfants à l’agroécologie et au développement durable. Pour plus de détails sur le projet de l’association: www.pourunautremonde.org/. Cliquer «Projets à soutenir», puis «Ecole de Bobomondi» «Quand ma maman est décédée, je faisais le cours préparatoire au village. Mon papa ne pouvant s’occuper de nous (mes 6 frères et moi), nous avons été placés chez différents parents. Moi, je me suis retrouvée chez ma grand-mère. C’en était fini de l’école, car ma grand-maman n’avait aucun revenu. C’est la Providence qui m’a placée sur la route de La Brique. Grâce à elle, j’ai pu continuer ma scolarité dans de bonnes conditions. Je viens de passer mon diplôme de Brevet d’études du premier cycle (BEPC) et suis optimiste quant aux résultats.»

Le Sanor FC, bientôt un club national?


Des démarches sont en cours pour affilier le club à la Fédération nationale de football. Dans l’intervalle, cette dernière a permis aux entraîneurs du club de bénéficier d’une formation de trois semaines, destinée à renforcer leurs capacités en matière d’encadrement des jeunes.

L’EDUCATION, UNE PRIORITE POUR LA BRIQUE

Par Paul Miampo, directeur de La Brique Burkina

C’est la rentrée scolaire. Que de parents vont encore se résigner à ne pas envoyer leurs enfants à l’école ou à les en retirer faute de moyens. Cela peut paraître inimaginable sous certains cieux où l’éducation obligatoire est une réalité.
Malheureusement, dans beaucoup de pays africains, cet impératif social est encore au stade d’un simple vœu. Pauvreté de nos États ou mauvais choix des priorités, on n’en saura jamais la vraie raison. En attendant, l’analphabétisme et ses conséquences continuent de faire des ravages. Parmi les fléaux qui en découlent, on peut relever:
L’exploitation et le travail forcé des enfants, livrés à eux-mêmes, ou dont les parents, souvent également illettrés, font face à la précarité.
La pratique de l’excision, qui repose sur des croyances particulièrement vivaces auprès d’une population au sein de laquelle moins de 10% des filles sont scolarisées.
Face à cette réalité, l’école construite par La Brique représente une note d’avenir pour tout un village. Il en est de même pour les parrainages, qui permettent de soutenir une quinzaine d’enfants dans leur scolarité. Le témoignage de Brigitte Belém, parrainée depuis 3 ans, en est une belle illustration:
«Quand ma maman est décédée, je faisais le cours préparatoire au village. Mon papa ne pouvant s’occuper de nous (mes 6 frères et moi), nous avons été placés chez différents parents. Moi, je me suis retrouvée chez ma grand-mère. C’en était fini de l’école, car ma grand-maman n’avait aucun revenu. C’est la Providence qui m’a placée sur la route de La Brique. Grâce à elle, j’ai pu continuer ma scolarité dans de bonnes conditions. Je viens de passer mon diplôme de Brevet d’études du premier cycle (BEPC) et suis optimiste quant aux résultats.»

NOUVELLES DE LA BRIQUE SUISSE

Par Olivier Hunziker, vice-président de la Brique Suisse


La Brique Suisse se renforce

Trois nouvelles personnes ont rejoint le Comité lors de l'Assemblée de printemps: Claude Saugy, Véronique Camy et Evariste Tassembedo. Sylvie Muller a désiré quitter le comité et nous tenons ici à la remercier chaleureusement pour son engagement sans faille durant ces 4 dernières années. Elle a organisé plusieurs activités qui ont été des succès, notamment le souper de soutien de Rivaz (février 06) et la tenue du le stand de La Brique lors du festival «Feel Africa» chez Manor à Vevey.
Nous saluons également l'initiative de Clive Butler, qui a traduit le site Internet de La Brique en anglais (www.labrique.org, cliquer sur «English»). Une exposition de calebasses peintes par des élèves d'école enfantine a été organisée au profit de La Brique et a eu un grand succès. Nous tenons à remercier l'enseignante, Caroline Muller, pour son engagement dans ce projet.


Difficultés financières

La Brique Suisse a pu tenir ses engagements financiers envers La Brique Burkina depuis début 2006, grâce au soutien de nombreuses personnes et aux quelques réserves qui avaient pu être faites l'an dernier. Cependant, il manque aujourd'hui 12'000 CHF à La Brique (environ 10% du budget) pour terminer l'année sans mettre en péril sa structure et ses activités au Burkina Faso.
L'heure est donc à la mobilisation. Plusieurs actions sont lancées pour améliorer durablement la situation financière de l'association. Toutefois, nous avons besoin de votre aide pour passer ce cap difficile. C'est pourquoi nous faisons appel à ceux d’entre vous qui peuvent nous aider par un don ou des dons réguliers, afin que La Brique puisse poursuivre son œuvre parmi les enfants les plus défavorisés.