Le Sorgho
Le Sorgho, toutes couleurs confondues, constitue près de la moitié de la production agricole du Burkina. C'est, avec le mil, la céréale locale par excellence et la base de l'alimentation aussi bien dans les villes que dans les villages où on l'utilise sous forme de tô, une pâte obtenue à partir de la farine délayée dans de l'eau chaude et solidifiée. Le tô se mange généralement deux fois par jour, moins souvent dans les familles plus aisées, qui alternent avec le riz, le fonio ou des aliments importés.
Ici, le sorgho est aussi transformé en dolo, une bière locale.
Contre la montée des prix de certaines denrées de luxe, on a même commencé à faire du pop corn de sorgho. Mme Minoungou Sophie, une ménagère de Ouagadougou, a eu l'idée de mettre au point le sorgho soufflé, un véritable tour de force lorsqu'on sait que les graines de sorgho sont très dures et ne peuvent éclater, même à très haute température. Mme Sophie nous explique: - "Je l'ai mouillé 12 heures avant de le laisser sécher à moitié, puis je l'ai fait sauter avec un peu d'huile. On peut ensuite le saler." Au Burkina, rien ne se perd et les chutes, soit les grains entiers, sont caramélisés et vendus en "crunch" pour le plaisir des enfants.
©Saveurs du Monde
Le sorgho africain est une plante tinctoriale bien souvent négligée. Pourtant les tiges mises à fermenter permettent d'obtenir de beaux rouges sur laine mais aussi sur le coton.
©Les Fils du Temps
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